Pesto d’orties

Ça fait un peu peur avant la première bouchée, on se demande si ça va gratouiller au palais… mais qu’on se rassure, le pesto d’orties ne pique pas le gosier! Les balades printanières en forêt sont propices pour ramasser de jeunes pousses d’orties, tendres et croquantes, à condition bien entendu de se munir de gants (de jardinage) et d’un sac un peu épais pour éviter qu’elles ne nous piquent, les coquines.

Alors je ne suis pas spécialiste de touououous les bienfaits des orties, mais l’on en dit grand bien du point de vue nutritionnel. Les orties sont riches en tout un tas de vitamines, notamment en vitamine C, en quantité beaucoup plus importante que l’orange par exemple. Fer, protéines, antioxydants, potassium, calcium, zinc, magnésium… Bref, la liste des pouvoirs de ce “super-aliment” est longue, et l’ortie est à la base de nombreuses cures detox, anti-inflammatoires, etc…

Donc pour réaliser un super-pesto d’orties fraîchement cueillies, on se munira des ingrédients suivants:

  • 50g env. de feuilles d’orties (ça fait déjà pas mal de matos). On laisse les tiges pour le compost et on ne garde que les feuilles, qu’on lave copieusement et qu’on essore joyeusement. Pendant toute la durée de la manipulation des feuilles et tiges d’orties, on ne délaisse pas ses gants!
  • 25g de pignons de pin (on peut imaginer mettre des noisettes moulues, des noix, des amandes pourquoi pas… ce que tu as dans ton placard à terminer!)
  • 25g de parmesan râpé
  • 1 demi citron pressé (cela vaut la peine de prélever un peu de zeste avant de le presser!)
  • de l’huile d’olive, en veux-tu en voilà (en gros quelques cuil
  • du sel, du poivre, et pourquoi pas une pointe de piment oiseau ou un poil plus de piment d’Espelette
  • personnellement, je n’ajoute pas d’ail car cela écrase parfois un peu la finesse de l’ortie en bouche, mais si tu es fan de gousses, laisse parler ton envie!

Après, c’est comme pour un pesto habituel: on hache finement les différents ingrédients (hachoir manuel, mixeur-plongeur, blender, etc.), on ajuste l’assaisonnement, on en remplit un petit pot qu’on recouvre d’un peu d’huile d’olive pour la conservation. Et hop, au frais! A noter que le pesto d’orties s’oxyde vite, d’où l’importance cruciale du jus de citron (sous peine de se retrouver avec une pâte un peu noiraude moins appétissante)!

Pour un apéritif, c’est succulent sur du vieux pain un brin toasté (ni vu, ni connu qu’il est un peu vieux!) avec quelques zestes de citron dessus, pour donner un peu de peps. Si l’on mange le pesto avec des pâtes, mieux vaut ajouter un peu d’eau de cuisson avant le mélange. En tous cas ici, les deux variantes sont validées par tout le monde. Et comme ça, on attend sagement la saison des pestos de basilic en faisant chanter différemment nos papilles. D’ailleurs, idéal pour ces jours aussi, je te recommande le pesto aux cotes de bettes ou aux fanes de radis…

Bon, et il ne faudrait pas oublier la minute-pour-dormir-moins-bête-et-répondre-aux-questions-des-enfants! Pourquoi les orties piquent et grattent-elles, de bleu! Réponses sur le site de la Salamandre, la revue des curieu.ses.x de nature: les orties sont pleines de petits poils qui traversent notre peau au moindre contact. Ces petits poils libèrent de l’acide formique (celui des fourmis rouges), qui est très urticant, et de l’histamine, qui provoque des rougeurs. Qui s’y frotte, s’y pique, dira-t-on!

Bon appétit,

Louise

PS: chez nous quand on se fait piquer par des orties, on applique dessus un peu de vinaigre (de cuisine), et hop disparues terminées les démangeaisons! Je ne sais pas si c’est l’effet placebo ou si c’est pour de vrai de vrai, mais en tous cas cela marche bien, surtout pour les enfants…

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